Un an déjà .....

17/07/2009 15:48 par misstycat

Voilà des semaines maintenant que nous ne dialoguons presque plus avec mon Maître, les jours s’additionnent comme autant de punitions que je ne mérite pas. Les jours sont longs, toute seule, trop seule, je perds le goût de l’écriture. Une page se tourne cependant car yahoo 360 vient de finir et ce qui fut le début de mon entrée sur le web est partie avec…Le chemin parcouru est immense, mais plus j’avance dans cette expérience et plus ma fragilité augmente, je ne supporte presque plus d’être abordée tant j’ai été convoitée cette année, je me suis querellée ce matin encore avec un ancien ex-maître qui voulait « me faire venir sur ses genoux … », je vis ces propositions presque comme un « viol » de mon intimité, le mot est très fort mais l’agression est pour moi terrible. J’ai été trop mise à nue, trop exhibée, je n’en peux plus, je ne supporte plus rien, je me suis enfermée dans une forme de pudeur d’autant plus intense que le désir de mon interlocuteur sera fortement agressif à mes yeux. Il n’y a pour le moment qu’avec mon Maître que je garde le goût du plaisir, je lui suis soumise plus qu’il n’est raisonnable de le faire. Mon Maître a colonisé ma vie par étapes lentes mais certaines, je me sens parfois entre ses mains comme de la pâte à modeler. Chaque parcelle de mon corps frétille à la seule évocation mentale des moments passés ensemble. Je voudrais cependant aller plus loin encore, pour devenir plus soumise encore au plaisir de mon Maître, j’aime par-dessus tout sentir son excitation montée lorsque son pouvoir s’affirme sur moi , car je sais au plus profond de moi que tout en lui est respect, volupté et sa vision du plaisir est merveilleusement généreuse.  

 

La jolie peur ....

19/06/2009 09:15 par misstycat

Je suis désolée de peu écrire mon journal, en ce moment j'ai du mal, j'ai du vague à l'âme et les mots ne glissent pas entre mes doigts sur le clavier comme d'habitude. J'ai du mal à me faire à l'idée que nous n'avons plus notre ancien petit blog aux couleurs douces que j'aimais tant ...Je vais me reprendre peu à peu mais cela fait tant de changements, j'ai l'impression par moment d'être à grande vitesse sur une autoroute à contre-sens. J'ai peur, je crois, je vais avec la soumission dans des zones inattendues et si ce n'était pas toi, mon Maître, et si tu ne me serrais pas la main si fort, je pense que je me sauverais bien vite ... mais c'est toi je resterais donc. Ma Mère me disait que j'avais l'air plus épanouie à chaque fois que je te vois et que donc elle aurait scrupules à me reprocher ce que je vis avec toi. J'ai reçu ces mots comme un soulagement. Je me vois les mains en l'air si docilement accrocher sachant que le fouet serait là aussi, je me rappelle encore du besoin que j'avais à ce moment précis d'être dans l'obéissance malgré ma peur. Je  souviens aussi du moment où tu m'as posée sur le lit pour me prendre, et là que s'est il passé en moi, je l'ignore je sais juste que j'ai revécu ce point "S" de la soumission  comme la fois d'avant, mais là je n'ai pas été angoissée donc je ne me suis pas fermée, j'ai laissé ce gouffre m'envahir et ce que j'ai ressenti alors que tu étais en moi, jamais je ne l'ai vécu avec personne, cela ne ressemble à rien que je connaisse, je sais juste que c’est comme une place obscure de la conscience où je ne suis plus en tant que moi et où je n’existe que pour mon Maître et cela me perturbe énormément, mais juste après ta jouissance je me souviens encore que comme une supplique, quand tu as voulu me caresser j'ai dit « non » car le plaisir avait été si fort que rien ne pouvait plus venir de semblable, et tout aurait paru fade, je voulais juste posé mon visage sur ta peau paisiblement, comme une soumise témoignant à son Maître toute sa gratitude …

 

 

 

 

 

 

 

Notre " Grand Bleu" ...

09/06/2009 14:22 par misstycat

Je suis arrivée là dedans complètement novice et en quelque mois je me suis adaptée à cet univers si particuliers, c'est beaucoup. On ne pouvait pas mesurer l'impact que cela aurait sur moi, c'était impossible à prévoir.

 

Certes j'ai une capacité à vivre les choses tellement à fond que la démesure se mêle aux émotions plus souvent qu'il ne le faudrait. Mais ce gouffre émotionnel est aussi en échos de la présence de mon Maître, et ma soumission n'est autre que le miroir de sa domination, ma jouissance est en instantané l'image de son désir révélé. Il sait jouer avec mes sens, et s'arrêter cependant juste à temps pour être certain de pouvoir m'emmener plus loin encore, tout se vit par étape. Et ne me lâchant jamais la main, veillant sur tout, il m'entraine dans les eaux profondes et parfois angoissantes de nos désirs secrets, en toute confiance malgré mes peurs je le suis à travers les divers paliers de notre plongée abyssale, au détour les vagues tumultueuses le plaisir s'accomplit à chaque fois avec la même impétuosité.  Tout s'épanouit  au voyage de notre " Grand Bleu", aucune tension ne revient au rivage, tout glisse et disparaît dans les ombres de la nuit, et si je mets du temps parfois à guérir des "blessures" émotionnelles c’est que la balade était trop belle ...

 

Dénuement ...

09/06/2009 14:06 par misstycat

 

ce qui me trouble le plus c'est de ne plus savoir ce qui me plait, ou ce qui représente le plaisir à mes yeux car désormais tout passe par mon Maitre, je n'arrive plus à penser au désir sans lui. Il a tout changé en moi, dans le dénuement absolu de sa simplicité le plaisir que j'ai d'être nue à côté de lui, peau à peau est  si intense, je ne connais rien de plus voluptueux que ce moment qui est a lui seul porteur de l'extase future qui viendra des seules mains de mon Maitre. L'ivresse des sens est totale et l'orgasme vécu la dernière fois, était si puissant que je ne pensais pas que quelque chose comme cela fut possible.  

 

Je parcours avec lui des lieux si étranges de ce moi qui lui appartient tant, qu’il arrive que j'ai mal du plaisir immense que je prends à être avec mon Maitre, parfois cependant tout semble léger, simple et clair, car le plaisir coule à flot, mais le temps est venu de la force du lien, l'attachement a grandi et au-delà de ma volonté, les racines puissantes de sa domination m'ont enveloppées plus surement que toutes les chaines les plus tenaces. Dans la douceur de cet enchevêtrement du lien je m'épanouie il est vrai plus que de raison, mais les plus jolies fleurs ne poussent-elles pas aux pieds des grands arbres protecteurs ?

 

 

 

Hoc erat in Votis

 

Le Fouet ...

03/06/2009 16:36 par misstycat

J'ai réfléchis durant la nuit au fouet utilisé par mon Maître. Je me souviens tout juste du moment où mon Maître a pris le fouet lors de notre dernière rencontre, je me souviens cependant de ma peur, je me souviens aussi que mon Maître parlait mais je n'entendais que sa voix sans comprendre les mots tant j'avais peur et pourtant je ne bougeais pas, sagement installée sur le lit où il m'avait posée, j'attendais craintive, tout c'est bloqué en moi comme pour oublier par avance ce qui n'avait même pas encore eu lieu. J'avais le souffle court et je ne ressentais plus rien, mais pour rien au monde je n'aurais "désobéis" à son désir de me fouetter. Cet objet, et le don que j'en ai fait, sont les preuves de ma soumission, certes ma soumission n'est pas parfaite et il doit me "dresser" mais le don que j'ai fait de ma personne est là. Quand on posséde un animal même si le dressage n'est pas accompli, l'animale est le notre et la possession n'est pas remise en question parce que l'animal obéit peu ou mal aux ordres donnés. Le fouet est l'instrument magistral du Maître, et même si je le prends en main je sais qu'il n'est pas pour moi, je le tiens juste parfois pour apprivoiser ma peur et frémir en pensant au pouvoir que mon Maître à sur moi, mais en général je le relache très vite, comme intimidée par la puissance de l'objet. Ce que je ressens va bien au-delà de la confiance, il est mon Maître et je lui ai fait ce cadeau comme un hommage absolu à son titre de "Maître", je n'ai jamais avant lui offert de fouet à un homme. Pourquoi lui ? c'est une affaire d'instinct et de complicité, d'attirence et d'alchimie charnelle, un cocktail de miel et d'épices .... c'est parce que j'ai reconnu en lui mon Maître ...
En fait je pourrais rapprocher le moment où mon Maître a pris le fouet avec le moment où il est venu à mon bureau, dans les deux cas j'ai perdu pieds au point de perdre tout repére. Tout change en ce moment, et je me sens souvent un peu perdu, avant nous jouions maintenant tout devient de plus en plus vrai. Tout devient actes de domination et de soumission, curieusement je suis à un stade où la moindre fessée jadis jeu érotique amusant, devient une véritable humiliation où je me fais claquer le cul comme une chienne que son Maître corrige. Le fait que mon Maître choisisse ce moment pour devenir plus "sévère" ne fait qu'accentuer cet aspect des choses, ce qui ne me déplaît pas bien sur, et plus il assume son titre de Maître et plus la soumission s'installe dans des couches insondables de mon inconscient.
Je n'avais pas mesuré que cela puisse aller jusque là, en commençant cette relation avec mon Maître. Sur le nombre d'hommes qui m'ont contactée et que j'ai rencontré nombreux sont ceux qui sont restés sur le pavé, j'ai joué avec certains, très peu de temps en général, finalement j'en avais retenu 5, mon Maître était le 6ème, aujourd'hui il est le seul. Beaucoup d'hommes me contactent, ou plutôt contactent-ils l'image croisé sur le web d'un cul en l'air je ne suis dupe de rien, et c'est souvent cela qui me fait tant vomir, car je ne sais pas être dans cette démarche spécifiquement sexuelle dénuée d'âme et de sensibilité.
La soumission va bien au-delà de la confiance, car c'est la force du "Lien" et non le soucis de la "performence" qui créé la soumission, on ne se donne sans compter qu'à celui qui est précieux à vos yeux, et l'on ne peut devenir l'objet que de l'homme pour qui l'on est précieuse, il y a des choses qu'on ne peut pas faire sans un minimum d'attachement et de sentiment. C'est à ce prix seulement que la soumission peut être vécue sainement, sans cela, ce n'est que de la destruction, du dénie de soi. On peut bien sur se satisfaire des bas-fonds les plus sordides et inhumains de la sexualité, mais c'est un domaine où je n'irais pas si c'est pour m'y perdre seule, dans les dérives assassines d'un plaisir sans âme. J'ai depuis l'enfance la manie de mettre du bonheur et de la tendresse dans tout ce que je fais, j'aime sourire à mon Maître les yeux étoilés des moments de bonheur partagés ...